dimanche 20 mai 2012

Une histoire de ponts

Si vous me suivez sur Twitter, vous savez déjà que l'entreprise dans laquelle je fais mon stage a choisi de faire tous les ponts du mois de mai. Oui tous. Le 1er et le 8 mai, l'Ascension, et même le lundi de Pentecôte tant qu'à faire. Vous me direz : mais pourquoi la ramène-t-elle avec ses ponts ? 

C'est bien cool d'avoir de longs weekends, je ne m'en plains pas. J'ai du temps pour moi, je passe du temps en famille, je profite du beau temps, je lis, flâne sur les blogs,... Bref, je prends le temps de me poser un peu. Mais  ce mois de mai est le plus chargé de mes cinq mois de stage, et j'ai une tonne (au moins) de boulot, donc 3 jours fériés + 3 ponts + 1 jour de solidarité où finalement on ne bosse pas = 7 jours de travail de perdus. Quand tu as des dizaines d'échantillons de poudre de pierre à analyser, je peux te dire que tu galères bien pour tout faire. 

Demain commence la seule semaine complète de ce mois de mai, la seule où je vais travailler comme une malade (bon j'exagère un peu) pendant 5 jours. En plus, j'ai une heure de conduite et un rendez-vous chez la psy cette même semaine. J'ai juste envie de hurler : 'aaaaaaah'.

Ceci étant dit, j'ai la chance d'avoir un sujet de stage qui me plait, des collègues très sympathiques (hormis mon chef, mais il est vraiment spécial, et en fin de compte, le courant ne passe pas trop mal entre nous). Ce stage est le plus enrichissant de tout mon cursus scolaire. Un stage dans lequel je suis considérée non pas comme une stagiaire, mais comme une salariée à part entière. J'aimerais beaucoup continuer à travailler dans cette entreprise après mon stage, même si j'en ai vraiment bavé, que j'ai souvent été à deux doigts de tout lâcher et malgré les litres de larmes versés depuis fin janvier. Je me sens enfin bien au sein de l'équipe, à ma place. Enfin, ma possible embauche dépend de tellement de facteurs, que je ne contrôle pas pour la plupart. 

En attendant, il reste cinq semaines pour se donner à fond, et finir ce stage en ayant le sentiment du devoir accompli. 

dimanche 6 mai 2012

Passion vernis

Je pense que vous avez déjà pu remarqué mon addiction pour les vernis à ongles et autres dissolvants. J'ai décidé, dans un souci de clarté, de créer un nouveau blog consacré uniquement à mes délires de nail polish addict, visible ici. Bien sûr, je continuerais à raconter mes petites aventures non verniesques sur ce blog ;)


mardi 1 mai 2012

Déformation professionnelle

Après l'article précédent, je ne savais pas trop comment rebondir. J'ai toujours des milliers d'idées d'articles en tête, et même de vieux articles qui traînent et qui sont archivés en fichier .txt je ne sais où, pourtant quand il s'agit concrètement de rédiger quelque chose de potable ici, c'est une autre paire de manches.

Revenons au sujet de cet article. 

Quand je me balade dans la rue, à l'approche d'un monument historique, ou d'une banale façade d'immeuble en béton, il arrive toujours un moment où mon oeil affûté d'étudiante en 'matériaux du patrimoine' repère quelque chose. 

Prenons un exemple.
Au hasard, j'ai cherché une photo du Sacré-Coeur sur Google, et je suis tombée sur ça :


Dans ma tête, ça se passe à peu près comme ça :


Oui, tout ça en une seconde, juste à la vue de la photo. Je pense donc au boulot/à ma formation universitaire à peu près tout le temps quand je suis en extérieur (un peu moins quand je comate à la maison devant des blogs de nail polish addicts), ce n'est pas particulièrement pénible en soi, mais fréquentant principalement des gens non initiés à la restauration du patrimoine, il est difficile de s'extasier devant telle ou telle altération présente sur un monument sans recevoir des regards étonnés (style 'mais qu'est ce qu'elle raconte, on pige rien'). 

Après ce n'est pas plus mal de traîner avec des personnes qui n'ont pas la même formation, au moins ça me permet de me la péter de partager mes connaissances avec mon entourage (par plus tard que cet après-midi, j'ai expliqué à ma mère en quoi consistait mes travaux de recherche, et elle a tout compris, j'en suis bien contente ^^). Et puis il reste toujours les conversations avec les initiés, qui débouchent parfois sur du grand n'importe quoi ; vendredi dernier, ma tutrice m'a sorti un truc du style 'Amina, tu vas faire des pâtés de sable' #truestory