mercredi 11 juillet 2012

Le hasard fait bien les choses

En amitié, j'ai eu pas mal de chance. La chance de tomber sur des personnes qui m'ont soutenue et me soutiennent encore, et pour qui je serais prête à tout. Des amis sincères sur qui je peux compter quoiqu'il arrive, et qui malgré le manque de temps et la distance, ils sont toujours là. 

J'ai rencontré ma meilleure amie totalement par hasard. En fait, ce sont nos mères respectives qui ont d'abord sympathisé, et ma mère gardait souvent ma meilleure amie, et vice versa. S., je la connais depuis plus de 20 ans, on a quasiment été élevées ensemble, sa famille est comme une deuxième famille pour moi. C'est la soeur que je n'ai jamais eue. Celle qui ne me laissera jamais tomber, qui est là quand il faut, et qui sait s'effacer quand j'en ressens le besoin (oui, oui, c'est aussi important que tout le reste selon moi). 

En ce qui concerne mon meilleur ami, au tout début, on s'ignorait presque. On était juste deux camarades de promotion qui se parlaient à peine. Et un jour, pendant notre cours de management (cours hautement inutile selon moi, mais bref, ce n'est pas le sujet de cet article), nous avons fait un test de personnalité et il s'est avéré que nous étions les deux seuls à avoir le même profil. Cela a été notre premier vrai contact, et depuis, on ne s'est pas lâchés. Il est vrai que nous n'habitons pas dans la même région, et que notre relation amicale est plutôt épisodique. Mais je sais qu'à chaque fois que je l'appelle, je peux passer des heures à lui parler de tout et de rien, même si cela fait plusieurs mois que l'on ne s'est pas donné de nouvelles. 

Pour finir, il y a ces amitiés que l'on croyait inébranlables, et qui s'effondrent comme un château de cartes du jour au lendemain. Des masques qui tombent totalement par hasard. J'ai beau avoir mes défauts, être à la fois insupportable / colérique / chiante /agaçante /irrespectueuse / immature (pas tout le temps, je vous rassure), j'ai au moins le courage d'assumer mes actes. Et tant pis si certaines ne comprennent pas mes choix. Je n'ai pas de leçons à recevoir de personnes qui prennent des décisions qui me concernent sans m'avertir. Ces mêmes personnes qui trouvent des excuses pathétiques pour se justifier. Il y a tout simplement des choses que je ne pardonne pas. Et surtout, j'ai assez d'estime pour moi-même pour arrêter de m'excuser et me justifier. Il est temps d'arrêter de culpabiliser et de tourner la page. Peu importe ce que vous direz, (car je sais que les personnes concernées finiront par se reconnaître dans ces lignes), j'ai la conscience tranquille. 

Puisque de toute façon, les amis, les vrais, ceux qui m'aiment comme je suis, sont là, et finalement, c'est l'essentiel.